Je suis fana de polars. J'ai accumulé de ces petits romans de poche, distrayants et vite lus pour la plupart.
En voici un que je vais jeter puisque la couverture est déjà trop abîmée pour finir sur un stand de puceux. Richesse occidentale et trop plein obligent !
Meurtres et obsessions édité au Livre de poche en 1999, est un recueil de 15 nouvelles "noires" présentées par Otto Penzler. 15 nouvelles, 15 auteurs, une citation pour chacun d'eux.

Les auteurs :
".Il avait vu trop souvent les victimes des cambriolages. Pas un jour sans qu'il ne se retrouve avec Dana dans leur cuisine ou leur salon, à dresser la liste des objets volés, des pauvres objets qu'ils possédaient. Jouets volés sous le sapin de Noël d'une mère célibataire s'efforçant d'élever ses trois mômes de manière à ce qu'ils ne finissent pas au trou ou à la morgue, ce qui leur arriverait probablement de toute façon ; mais ils méritaient tout de même de passer un ou deux bons Noëls avant d'être descendus ou de se retrouver au violon. Des personnes âgées ayant perdu toutes leurs économies, cachées en liquide dans des cafetières ou dans le congélateur parce qu'elles n'avaient plus confiance dans les banques, depuis la Grande Crise. Des gens n'ayant rien valant la peine d'être volé, si bien que leur cambrioleur avait tout cassé dans la maison."
"Harvey avait toujours voué un véritable culte au pied féminin. L'origine de cette passion remontait à ses années de collège ; elle lui avait été révélée à l'occasion des cours d'éveil artistique lorsqu'il s'était rendu compte qu'aucun de ses camarades ne ressentait une émotion comparable à la sienne face aux pieds nus de la Vierge Marie."
Citation de la lettre de suicide d'un vieux couple : "Dans la mythologie grecque il est dit que Jupiter et Mercure, voulant mettre à l'épreuve l'hospitalité des hommes, se déguisèrent en pauvres voyageurs. Ils ne trouvèrent personne pour les recevoir, sauf un couple très pauvre, Philémon et Baucis qui les accueillirent et partagèrent avec eux nourriture et chaleur. En partant le lendemain, les dieux révélèrent leur identité et offrirent de réaliser tous leurs souhaits. Leur seul voeu fut qu'aucun d'eux n'ait à vivre seul. "Accordez-nous de mourir ensemble" demandèrent-ils. Le momenet venu, leur voeu fut exaucé, comme il l'a été pour nous, de notre propre main."
"Vous n'étiez pas forcé d'assassiner mon cochon, vieux, dit le chef d'une voix étouffée par le sable sur son visage, je l'avais depuis le lycée cette truie..."
"Il observa le manège des coupables. tantôt ils ne prêtaient aucune attention à leurs chiens, tantôt ils les asticotaient, à l'affût du point de rupture, semblait-il , comme s'ils cherchaient de propos délibéré à exacerber la frustration des animaux afin de déclencher ces cataactes furieuses, obstinées. La colère en lui ne cessait ne monter, elle bourdonnait à présent dans tout son corps."
"Elle se décida à dix heures et demie, une heure avant que George, le patron , batte le rappel des dernières commandes. Le pub était bondé, et Malcolm n'y aurait vu que du feu s'il ne s'était pas attendu à ce qu'il se passe quelque chose. Tandis que Bernie branlait du chef au-dessus de l'échiquier, calculant éternellement son prochain coup, Betsy allait chercher un double Blackie de plus. Pour ce faire, elle dut se frayer un chemin entre les Joueurs de Fléchettes de Sutton Cheney, l'Association de Bedaux, un groupe de femmes supporters de Dadlington, et une bande d'adolescents qui tentaient avidement leur chance avec une machine à sous. Elle s'arrêta pour échanger quelques mots avec une femme au cheveu rare qui semblait admirer la chevelure de Betsy avec cette sorte d'enthousiasme artificiel que les femmes réservent aux autres femmes qu'elles détestent particulièrement. C'est pendant cette conversation que Malcolm la vit vider la fiole dans le verre de Bernie."
"Dans les mois suivants, pendant que je récupérais et cicatrisais, j'en vins à découvrir qu'on peut s'en sortir aussi bien avec un oeil qu'on peut s'en sortir avec une main ou une jambe en moins. Apparemment, la nature avait prévu que certains d'entre nous seraient capables de commettre des actes d'une telle folie, tellement autodestructeurs, que nous avions besoin de ce genre de redondance anatomique pour survivre. Si bien qu'avec seulement un oeil, un homme peut encore voir, tout comme avec une seule main, il peut encore agir et satisfaire ses besoins. Eh oui, même si son coeur n'est qu'à demi convaincu, il peut connaître encore une fois l'amour."
"A l'origine du problème posé par les chiens, un certain J. Mallon Ellenburg, éleveur à ses moments perdus dans les années vingt. Quand il n'avait pas les bras jusqu'aux coudes dans les entrailles des tracteurs ou des moissonneuses-batteuses qu'il réparait pour mettre du beurre dans les épinards, le bonhomme maniait le fouet sur tout ce qui bougeait alentour, les membres de sa famille de préférence ou ses chiens, si les premiers étaient trop prompts à s'esquiver. Son cheptel se composait d'espèces croisées et de francs bâtards. Ils circulaient en horde, imités ensuite par leurs rejetons, et ainsi de suite au fil des générations. Aujourd'hui encore, la tribu hantait les nuits d'Eden comme autant de loups, bêtes efflanquées, la peau sur les os. Résolus, hargneux, ils parcouraient les rues en grondant, à l'affût du fantôme de J. Mallon Ellenburg."
"Canavan ne cessait de la regarder. Elle était mince et bandante, Robin, dans le genre branché : peau claire et yeux lourdement soulignés d'eye-liner, bagues d'argent, jean déchiré haute couture, pieds nus, corsage noir sans manches découvrant la chaîne bleu acier tatouée sur le haut de son bras gauche, le plus près de Canavan."
En voici un que je vais jeter puisque la couverture est déjà trop abîmée pour finir sur un stand de puceux. Richesse occidentale et trop plein obligent !
Meurtres et obsessions édité au Livre de poche en 1999, est un recueil de 15 nouvelles "noires" présentées par Otto Penzler. 15 nouvelles, 15 auteurs, une citation pour chacun d'eux.

Les auteurs :
- Kent Anderson Cambriolage en cours
".Il avait vu trop souvent les victimes des cambriolages. Pas un jour sans qu'il ne se retrouve avec Dana dans leur cuisine ou leur salon, à dresser la liste des objets volés, des pauvres objets qu'ils possédaient. Jouets volés sous le sapin de Noël d'une mère célibataire s'efforçant d'élever ses trois mômes de manière à ce qu'ils ne finissent pas au trou ou à la morgue, ce qui leur arriverait probablement de toute façon ; mais ils méritaient tout de même de passer un ou deux bons Noëls avant d'être descendus ou de se retrouver au violon. Des personnes âgées ayant perdu toutes leurs économies, cachées en liquide dans des cafetières ou dans le congélateur parce qu'elles n'avaient plus confiance dans les banques, depuis la Grande Crise. Des gens n'ayant rien valant la peine d'être volé, si bien que leur cambrioleur avait tout cassé dans la maison."
- Edna Buchanan Les sandales rouges
"Harvey avait toujours voué un véritable culte au pied féminin. L'origine de cette passion remontait à ses années de collège ; elle lui avait été révélée à l'occasion des cours d'éveil artistique lorsqu'il s'était rendu compte qu'aucun de ses camarades ne ressentait une émotion comparable à la sienne face aux pieds nus de la Vierge Marie."
- Amanda Cross Le fusil à deux canons
Citation de la lettre de suicide d'un vieux couple : "Dans la mythologie grecque il est dit que Jupiter et Mercure, voulant mettre à l'épreuve l'hospitalité des hommes, se déguisèrent en pauvres voyageurs. Ils ne trouvèrent personne pour les recevoir, sauf un couple très pauvre, Philémon et Baucis qui les accueillirent et partagèrent avec eux nourriture et chaleur. En partant le lendemain, les dieux révélèrent leur identité et offrirent de réaliser tous leurs souhaits. Leur seul voeu fut qu'aucun d'eux n'ait à vivre seul. "Accordez-nous de mourir ensemble" demandèrent-ils. Le momenet venu, leur voeu fut exaucé, comme il l'a été pour nous, de notre propre main."
- James Crumley La truie voleuse du Mexique
"Vous n'étiez pas forcé d'assassiner mon cochon, vieux, dit le chef d'une voix étouffée par le sable sur son visage, je l'avais depuis le lycée cette truie..."
- Philip Friedman Chienne de vie
"Il observa le manège des coupables. tantôt ils ne prêtaient aucune attention à leurs chiens, tantôt ils les asticotaient, à l'affût du point de rupture, semblait-il , comme s'ils cherchaient de propos délibéré à exacerber la frustration des animaux afin de déclencher ces cataactes furieuses, obstinées. La colère en lui ne cessait ne monter, elle bourdonnait à présent dans tout son corps."
- Elisabeth George Nous, Richard
"Elle se décida à dix heures et demie, une heure avant que George, le patron , batte le rappel des dernières commandes. Le pub était bondé, et Malcolm n'y aurait vu que du feu s'il ne s'était pas attendu à ce qu'il se passe quelque chose. Tandis que Bernie branlait du chef au-dessus de l'échiquier, calculant éternellement son prochain coup, Betsy allait chercher un double Blackie de plus. Pour ce faire, elle dut se frayer un chemin entre les Joueurs de Fléchettes de Sutton Cheney, l'Association de Bedaux, un groupe de femmes supporters de Dadlington, et une bande d'adolescents qui tentaient avidement leur chance avec une machine à sous. Elle s'arrêta pour échanger quelques mots avec une femme au cheveu rare qui semblait admirer la chevelure de Betsy avec cette sorte d'enthousiasme artificiel que les femmes réservent aux autres femmes qu'elles détestent particulièrement. C'est pendant cette conversation que Malcolm la vit vider la fiole dans le verre de Bernie."
- James W Hall Fissure
"Dans les mois suivants, pendant que je récupérais et cicatrisais, j'en vins à découvrir qu'on peut s'en sortir aussi bien avec un oeil qu'on peut s'en sortir avec une main ou une jambe en moins. Apparemment, la nature avait prévu que certains d'entre nous seraient capables de commettre des actes d'une telle folie, tellement autodestructeurs, que nous avions besoin de ce genre de redondance anatomique pour survivre. Si bien qu'avec seulement un oeil, un homme peut encore voir, tout comme avec une seule main, il peut encore agir et satisfaire ses besoins. Eh oui, même si son coeur n'est qu'à demi convaincu, il peut connaître encore une fois l'amour."
- Dennis Lehane A court de chiens
"A l'origine du problème posé par les chiens, un certain J. Mallon Ellenburg, éleveur à ses moments perdus dans les années vingt. Quand il n'avait pas les bras jusqu'aux coudes dans les entrailles des tracteurs ou des moissonneuses-batteuses qu'il réparait pour mettre du beurre dans les épinards, le bonhomme maniait le fouet sur tout ce qui bougeait alentour, les membres de sa famille de préférence ou ses chiens, si les premiers étaient trop prompts à s'esquiver. Son cheptel se composait d'espèces croisées et de francs bâtards. Ils circulaient en horde, imités ensuite par leurs rejetons, et ainsi de suite au fil des générations. Aujourd'hui encore, la tribu hantait les nuits d'Eden comme autant de loups, bêtes efflanquées, la peau sur les os. Résolus, hargneux, ils parcouraient les rues en grondant, à l'affût du fantôme de J. Mallon Ellenburg."
- Elmore Leonard Braises
"Canavan ne cessait de la regarder. Elle était mince et bandante, Robin, dans le genre branché : peau claire et yeux lourdement soulignés d'eye-liner, bagues d'argent, jean déchiré haute couture, pieds nus, corsage noir sans manches découvrant la chaîne bleu acier tatouée sur le haut de son bras gauche, le plus près de Canavan."
- Michael Malone L'invitation au bal
"Tugger, de plus en plus inquiet compara la photo et le portrait. Il voyait une femme portant une robe longue en lamé or, orné de centaines de rubis, d'émeraudes, et de perles minuscules, décolletée, et dont les bretelles se réduisaient à deux fins rubans de rubis épousant la courbe de ses épaules. Sa tête était un flamboiement de cheveux auburn, remontés en hauteur par un chignon et constellés de rubis. Elle ne portait pas de collier et la nudité de son cou et de ses bras était un choc ."
"C'était le chien de Carrie, vous comprenez. Elle l'avait sauvé tout petit d'un couple qui le battait - on se demande bien pourquoi. C'était deux ans avant qu'on se marie. Au début, quand elle le dressait, je le trouvais mignon. Elle disait : "Assis, La Valette" et il s'en allait. Elle disait : "Reste là, La Valette" et il se mettait à aboyer. Elle disait : "Viens ici, La Valette" et il s'endormait ; ça a duré 6 mois. Il n'est toujours pas dressé."
"... elle a reconnu quelqu'un de célèbre, et c'est comme si on lui avait injecté de l'adrénaline pure, ses grands yeux affamés brillaient, sa bouche sensuelle se décrispait, ses seins avaient l'air de bourgeonner, elle s'est mise à croasser et roucouler à Rauschenberg qu'elle adorait ses Big Wild Collage Paintings depuis qu'elle était toute petite et, pendant tout ce temps, elle m'empêchait de rentrer dans l'ascenseur, en faisant semblant de ne pas me remarquer, et Carlin regardait tout ça, perdu, anxieux - à la télé, ça aurait été une scène comique, mais dans la vraie vie, quand il faut subir ça, ce n'est pas marrant."
"Le bien-être spirituel des hommes, capitaine, voilà mon unique souci, lui rappela Joseph (l'aumonier) d'un ton paisible. Vous vouliez faire figure de héros aux yeux de la troupe, vous recherchiez son admiration. C'est le moment de vous montrer à la hauteur de votre réputation, c'est le moment de devenir un héros."
"Votre honneur, commença-t-il, ce... ce plaidoyer c'est-ma-quéquette-qui-l'a-fait-et-pas-moi est tellement scandaleux, tellement désespéré, tellement dépourvu de tout fondement légal, qu'on ne peut absolument pas...
-Je vais néanmoins l'accepter l'interrompit le juge Hobbs..."
"Le diable est dans les détails, disait souvent mon père. Il devait bien le savoir. C'était un prédicateur - un excellent prédicateur, un homme que tout le monde respectait, une sorte de héros à principes que tout le monde allait consulter, quand on avait un problème, avec la certitude qu'il vous aiderait - jusqu'au jour où il traversa la ligne invisible, fit l'impensable et où l'Eglise le laissa tomber. Alors que les faits remontent à sept ans - intervalle de proportions bibliques, je n'ai jamais oublié son conseil."
Voilà, j'en ai fini avec Meurtres et Obsessions, Adieu mes chéris
- Ed McBain Il aboyait aux papillons
"C'était le chien de Carrie, vous comprenez. Elle l'avait sauvé tout petit d'un couple qui le battait - on se demande bien pourquoi. C'était deux ans avant qu'on se marie. Au début, quand elle le dressait, je le trouvais mignon. Elle disait : "Assis, La Valette" et il s'en allait. Elle disait : "Reste là, La Valette" et il se mettait à aboyer. Elle disait : "Viens ici, La Valette" et il s'endormait ; ça a duré 6 mois. Il n'est toujours pas dressé."
- Joyce Carol Oates La femme vampire
"... elle a reconnu quelqu'un de célèbre, et c'est comme si on lui avait injecté de l'adrénaline pure, ses grands yeux affamés brillaient, sa bouche sensuelle se décrispait, ses seins avaient l'air de bourgeonner, elle s'est mise à croasser et roucouler à Rauschenberg qu'elle adorait ses Big Wild Collage Paintings depuis qu'elle était toute petite et, pendant tout ce temps, elle m'empêchait de rentrer dans l'ascenseur, en faisant semblant de ne pas me remarquer, et Carlin regardait tout ça, perdu, anxieux - à la télé, ça aurait été une scène comique, mais dans la vraie vie, quand il faut subir ça, ce n'est pas marrant."
- Anne Perry Héroïsme
"Le bien-être spirituel des hommes, capitaine, voilà mon unique souci, lui rappela Joseph (l'aumonier) d'un ton paisible. Vous vouliez faire figure de héros aux yeux de la troupe, vous recherchiez son admiration. C'est le moment de vous montrer à la hauteur de votre réputation, c'est le moment de devenir un héros."
- Shel Silverstein La partie coupable
"Votre honneur, commença-t-il, ce... ce plaidoyer c'est-ma-quéquette-qui-l'a-fait-et-pas-moi est tellement scandaleux, tellement désespéré, tellement dépourvu de tout fondement légal, qu'on ne peut absolument pas...-Je vais néanmoins l'accepter l'interrompit le juge Hobbs..."
- Eric Van Lustbader Le feu sous la cendre
"Le diable est dans les détails, disait souvent mon père. Il devait bien le savoir. C'était un prédicateur - un excellent prédicateur, un homme que tout le monde respectait, une sorte de héros à principes que tout le monde allait consulter, quand on avait un problème, avec la certitude qu'il vous aiderait - jusqu'au jour où il traversa la ligne invisible, fit l'impensable et où l'Eglise le laissa tomber. Alors que les faits remontent à sept ans - intervalle de proportions bibliques, je n'ai jamais oublié son conseil."Voilà, j'en ai fini avec Meurtres et Obsessions, Adieu mes chéris
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